Post-mortems

Les pannes enseignent mieux que les réussites. Chaque page reconstitue un incident public, isole la cause technique et la rejoue dans une démo.

L'objectif n'est pas de désigner des coupables, mais de comprendre quelle hypothèse a cédé : un mécanisme de stabilité qui se retourne, un seuil de signatures trop concentré, une valeur d'initialisation mal choisie, une interface à laquelle on a fait trop confiance. Ces schémas reviennent d'un incident à l'autre.

La plus célèbre des failles de contrat, The DAO, est traitée avec sa démo dans l'attaque par réentrance.

Les incidents

  1. Terra-Luna : la spirale de mort rejouéeUST tenait son dollar grâce à une promesse : un UST s'échange toujours contre un dollar de LUNA. Regarde cette promesse se retourner contre elle-même.
  2. Le piratage de Ronin : quand 5 clés sur 9 suffisentNeuf validateurs, cinq signatures requises : sur le papier, un seuil solide. Sauf que quatre clés dépendaient d'un seul opérateur, et qu'une cinquième était restée à portée.
  3. Nomad : le bridge que tout le monde a pilléUne valeur initialisée à zéro a fait de chaque message inconnu un message prouvé. Une fois la première transaction visible, il suffisait de la copier.
  4. Bybit : signer sans voirL'écran montrait un transfert ordinaire. La signature autorisait tout autre chose. Rejoue l'écart entre ce qu'on voit et ce qu'on signe.